Les pays de la Cedeao enclenchent un processus d’élaboration de grandes infrastructures…

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Comparée aux pays d’Asie, l’Afrique de l’Ouest est en retard en termes d’infrastructures routières. C’est l’amer constat des experts de l’Uemoa et de la Cedeao qui séjournent à Dakar, du 20 eu 21 février, pour se pencher sur les programmes d’infrastructures prioritaires au niveau de l’espace communautaire.

En effet, selon le commissaire en charge des Infrastructures de la commission de la Cedeao, Pathe Guèye, ce manque d’infrastructures au niveau de la région a fini par « entraver la promotion régionale » et contribue « à la marginalisation de la région Ouest-africaine » dans l’économie mondiale. « Cette situation ne permet pas le désenclavement des pays non côtiers et rend difficile l’écoulement des produis de leurs sites de production aux centres de commercialisation. Le coût des transports dans les pays africains est 30% plus élevé que celui dans les autres pays en développement d’Asie, ce qui augmente les coûts de production et partant les prix des produits destinés à l’exportation », a-t-il fait savoir. Selon Guèye, il faudrait multiplier par (02) deux ou (03) trois le nombre de kilomètres de routes existantes pour atteindre le même niveau que celui du continent asiatique.


10.188 km de réseau ferroviaire dans l’espace Cedeao

Cette tendance sur les transports routiers est la même constatée sur le réseau ferroviaire. Le train, jadis, moyen de transport privilégié, dans le passé, est aujourd’hui relégué au second plan au grand dam de ’économie des pays de la Cedeao. Selon commissaire en charge des Infrastructures de la commission de la Cedeao, seuls 10.188 km de réseau ferroviaire existent dans l’espace. « Au cours des 30 dernières années, l’importance économique des chemins de fer en Afrique de l’Ouest a considérablement diminué en raison de l’amélioration continue des infrastructures routières et de la non-rentabilité financière des services ferroviaires. Le réseau est inadapté au transport des passagers et des marchandises. La privatisation dans le cadre des concessions n’a pas résolu le problème du déclin et de la non rentabilité du trafic des passagers », a constaté M. Guèye.

Venu présider ce panel d’experts, le ministre d’Etat, en charge du réseau ferroviaire, Mayacine Camara, exhorte les Etats de la Cedeao à adhérer à ce processus d’élaboration du programme d’infrastructures prioritaires pour l’Afrique de l’Ouest. « Les infrastructures constituent la pierre angulaire du développement des pays. C’est pourquoi le Sénégal soutient le processus », a-t-il signalé.

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