Messi n’a pas encore digéré les propos de Abidal

Mentions legales

Au début du mois, le secrétaire technique du Barça, Éric Abidal, avait justifié le récent licenciement d’Ernesto Valverde par l’attitude des joueurs, « qui pour beaucoup n’étaient pas satisfaits et ne travaillaient pas ». Sa sortie lui avait attiré les foudres de la star de l’équipe, Lionel Messi, qui n’a vraisemblablement toujours pas digéré. « Je ne sais pas ce qui est lui passé par la tête, mais j’ai répondu parce que je me suis senti attaqué, a confié l’Argentin dans une longue interview au Mundo Deportivo. J’ai senti qu’il s’en prenait aux joueurs. […] Je ne pouvais laisser le directeur sportif (poste qu’occupe également Abidal) m’attaquer comme ça. »

Au fond, Messi n’a pas compris qu’un dirigeant du club puisse accuser les joueurs – qui ne sont pas décisionnaires, contrairement à lui – d’avoir provoqué le départ de l’entraîneur, d’autant plus publiquement. C’est la raison pour laquelle il avait demandé à Abidal de « donner des noms », « parce que sinon, on salit tout le monde et on alimente des rumeurs qui ne sont pas vraies ».

« On dit déjà beaucoup que je prends les décisions et que je commande, ce qui n’est pas vrai »

Messi sur son influence au Barça  
Ses déclarations l’ont affecté sur le plan personnel, insiste-t-il, « car on dit déjà beaucoup que je prends les décisions et que je commande, ce qui n’est pas vrai ». « C’est aussi arrivé avec la sélection argentine, développe le sextuple Ballon d’Or. On a dit que je choisissais les entraîneurs, que mes amis jouaient… C’est peut-être le fait de rester si longtemps au même endroit et de connaître la maison, ici comme en sélection. Mais je crois qu’il a été démontré que j’ai mon opinion, le club la sienne, que nous ne sommes pas toujours d’accord et que ce que je dis n’est pas toujours suivi par des actes. »

Messi avoue par ailleurs avoir « évidemment mal » vécu le départ de Valverde, dont il était proche, « car on a non seulement perdu un grand entraîneur mais aussi un grand homme ». Ce qui ne l’empêche pas de dire du bien de son successeur, Quique Setien, un passionné « qui parle constamment » de football, qui lui laisse « beaucoup de liberté » sur le terrain et qui prône des idées de jeu que le Barça « avait un peu perdues », à savoir prendre le temps de « bien sortir le ballon », de construire et de « presser haut après la perte ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *