Covid-19, retour des inondations : repentons-nous et rendons grâce à Dieu au lieu de chercher des boucs émissaires

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La Covid-19 comme le retour tragique des calamités naturelles dont les inondations, au-delà de l’impuissance de l’Homme à comprendre les causes réelles et non secondaires et à faire face de manière durable, ont assurément un point de convergence, le mystère autour du véritable élément déclencheur, sauf la prégnance de cette «puissante main invisible». L’on n’a de cesse de s’interroger sur le quoi, quand, où et comment de telles choses nous arrivent-elles ?

Ainsi, tout en s’inclinant devant la mémoire de toutes les victimes de ces catastrophes et priant pour que leur âme repose en paix auprès du Maître de l’Univers, tout en se disant que chacun d’entre nous pouvait se trouver dans pareille situation, il urge, d’abord, de nous réconcilier avec la nature qui nous a été gracieusement gratifiée par le Seigneur, dans le respect de sa diversité biologique, écologique, sa forme et ses lois.

Nous devons, par conséquent, nous évertuer à nous réconcilier avec le Seigneur en retournant à l’Ecriture révélée (Coran, Bible, Thorah). Dieu n’a rien créé en vain, nous enseigne-t-on. Mers, fleuves, rivières, lacs, mares, marais, montagnes, monts, vallées, plateaux et plaines, forêts et savanes, ont chacun, chacune, des fonctionnalités spécifiques, mais qui visent toutes à rendre la vie possible aux différentes créatures, mais avec des faveurs et des opportunités immenses pour l’espèce humaine, pourvue que celle-ci se garde de tout transformer en risques, par vanité et gourmandise. Hélas, nous avons beaucoup agressé, puis courroucé notre Seigneur, et avons, par turpitudes et ambitions démesurées, transformé le milieu naturel idyllique où Il avait bien voulu nous placer en jungle puis en enfer.

Faisons attention, tout ce qui nous arrive présentement n’est que rappel venant du Seigneur ! A l’évidence, de la même manière qu’Il ressuscitera les morts, qu’Il fait revivre les terres mortes par Ses pluies, Il nous avertit à travers ces inondations que c’est par Sa grâce et Sa Miséricorde que toutes «les zones bleues» peuvent bien se renflouer encore, les fleuves et rivières recouvrer leurs lits d’antan, les déserts redevenir luxuriants et verdoyants. Rendons Lui donc grâce au lieu de chercher des boucs émissaires ou de nous morfondre dans un orgueil cartésien, aujourd’hui rudement éprouvé par la Covid-19.

Aussi, un Plan décennal ou Plan d’urgence de lutte contre les inondations, même avec un budget équivalent au budget national, ne saurait porter au bout de leurs peines tous ceux-là qui ont défié la nature en s’en prenant à ses habitats naturels. C’est là une entreprise herculienne et sisyphienne perdue d’avance. La problématique est dans un plan d’aménagement global du territoire qui n’est pas que d’ordre infrastructurel, mais qui tienne compte de la cohérence écologique, du respect de l’harmonie des habitats naturels. A la suppression des zones bleues par un drainage vers la mer, comme préconisée par certains, il faut plutôt libérer ces zones pour rétablir leur lien vital avec la nappe phréatique qui alimente puits et forages.

Il s’agit de procéder à une restructuration de nos villes. Devons-nous nous alarmer outre mesure de la situation d’ouverture des vannes du ciel devant l’autre angoisse suscitée par la baisse et la dépréciation des nappes souterraines qui ont provoqué le tarissement de beaucoup de puits, l’arrêt des forages ou encore devant l’enjeu ou le défi mondial de l’eau, potentielle source de Troisième Guerre mondiale, ou devons-nous garder la foi et rester stoïque dans le respect strict des lois de la nature ? Voilà les bornes de tout plan d’urgence. Que dans sa miséricorde infinie, pour revivifier sols, forêts, pâturages, cultures, pour nous abreuver ainsi que tous les bestiaux, prions pour que cette eau soit toujours abondante, bénie, utile.

Par Walmaakh NDIAYE

Email : wandiaye@gmail.com

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