Défaut d’oxygène: Diouf Sarr enregistre 70 décès en 2021

Mentions legales

Les services du ministère de la Santé n’ont pas tardé à confirmer les craintes de Direct News qui alertait sur le problème de la prise en charge des Covid+ victimes de détresse respiratoire. Une situation qui a prévalu au niveau de l’ex CTO avait permis de constater que cette denrée rare dans nos hôpitaux allait conduire notre pays dans des lendemains sombres.

Des mesures de restrictions ont été prises par le Chef de l’État. Malgré cela,  le Sénégal fait face au pire bilan épidémique depuis l’apparition du coronavirus sur notre sol en mars 2020.

Cto face à une pénurie de gaz

Avec 10 à 15 litres d’oxygène par minute consommés par une population de 300 patients au niveau des CTE, les déclarations du Professeur Mamadou Diarra Beye du Samu national venaient ainsi de battre en brèche la sortie maladroite du Directeur de l’Hôpital Issa Pouye tentant de justifier le défaut de gaz qui avait valu un transfert de Pierre Ndiaye vers une autre structure sanitaire qui offrait une disponibilité d’oxygène. En un mot comme en mille, votre canard persiste que l’ex CTO a eu à faire face à une pénurie de gaz alimentant le processus d’assistance respiratoire dédiée aux patients. Au-delà, il aussi indexé les structures et cliniques privées qui tentent de maintenir des personnes testées positives au coronavirus sans disposer des moyens d’une prise en charge adéquate. Nombre des victimes de la Covid-19 ont connu des séjours dans des cliniques privées avant de voir leur situation se détériorer et nécessité tardivement une évacuation dans un CTE qui se trouvait à son tour sous tension.

Des CTE au bord de la saturation

Une situation qui nous mène de jour en jour vers la prévision tant redoutée, celle des centres de traitement au bord de la saturation, des malades pris en charge au niveau des cliniques sans en avoir les moyens, des patients testés positifs et maintenus à domicile faute de place dans les hôpitaux…tel est le scénario catastrophique qui se joue en ce moment du fait d’une recrudescence des cas de Covid-19 au sein de la population.

Dénuement des structures sanitaires de l’intérieur du pays

Ce bilan macabre déclamé au quotidien cache mal les victimes de ce virus dans les contrées les plus reculées du pays qui ne disposent d’aucun moyen pour faire le diagnostic valable pour répondre à la prise en charge nécessaire. Cependant, il est loisible de constater malgré le déni qui s’empare des victimes du nouveau coronavirus, les annonces de décès au Sénégal ont pris un coup d’accélérateur plongeant la population dans le désarroi. Nos services de santé avouent à demi-mot la situation d’impuissance dans laquelle nous nous dirigeons, même si la sortie du Chef de l’État pour instaurer l’État d’urgence assorti d’un couvre dans les régions les plus touchées par le virus nous rappelle la gravité de l’heure.

Nécessaire audit physique du matériel par l’ Assemblée Nationale

Combien de morts faut-il encore pour que l’Assemblée nationale, si prompte à se réunir pour voter une loi, demande l’audit physique du matériel acquis dans le cadre du Fonds Force Covid. C’est un devoir pour les élus du peuple d’aller vers une enquête parlementaire, car des milliers de Sénégalais ont contribué à hauteur de plus d’une dizaine de milliards dans ce fonds et il est nécessaire que le ministre de la Santé rende compte de l’utilisation des ressources mises à sa disposition devant cette cascade de morts. Le Sénégal après son rang honorable dans le cadre de la riposte, se retrouve dans le top 5 des pays les plus endeuillés par la Covid-19 dans l’espace CDEAO avec la seconde place derrière le Nigeria qui compte 1.400 décès avec une population de plus de 100 millions d’âmes.

480 décès en 10 mois malgré les moyens de la riposte

Avec 480 décès officiels notés en 10 mois, le Sénégal se retrouve à la première place de l’espace UEMOA, un bilan qui ne reflète pas les moyens de la riposte mis en œuvre et la qualité de notre personnel médical. Aujourd’hui,  devant cette situation, le personnel médical présent au niveau des structures de santé de toutes catégories, pointent du doigt le ministère de la Santé et alertent sur la possibilité de voir le Sénégal débordé par l’afflux de cas sévères qui va entrainer des morts par dizaine au quotidien. Au-delà du respect des mesures barrières et des restrictions imposées, Diouf Sarr se doit de donner les moyens aux structures d’organiser la prise en charge des cas critiques, lui qui a ne travaille qu’à réaliser son rêve de trôner à la tête de la ville de Dakar. L’heure étant à la guerre sanitaire, le Chef de l’Etat gagnerait à placer à la tête de la santé le Général Dieng, médecin émérite qui jouit de la reconnaissance de ses pairs et qui dispose du vécu et de l’expérience nécessaire pour permettre au Sénégal de recouvrer sa résilience sanitaire.

Pape D. Faye

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *