Moundiaye Cissé sur le financement des partis : «Il faut tenir compte de l’érection de la diaspora en 15ème région »

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Le directeur exécutif de l’Ong 3D a estimé, dans un entretien téléphonique, que le Dialogue politique doit servir de prétexte pour revoir la loi sur le financement des partis politiques.

«Dans cette affaire, le problème, ce n’est ni Sonko ni le ministre : c’est la loi». Cette position de Moundiaye Cissé, directeur exécutif de l’Ong 3D, reflète celle de nombreux acteurs. Il va plus loin en soulignant que c’est la loi qui est dépassée. «Elle date de 40 ans déjà et, entre temps, notre démocratie a beaucoup évolué. Il faut donc adapter cette loi à nos avancées démocratiques qui ont consacré la diaspora en 15ème région et l’élection des députés pour la diaspora».

M. Cissé souligne que ce dossier, à l’origine de diverses interprétations, doit servir d’opportunité au Président Macky Sall et à la classe politique pour changer la donne. «C’est l’occasion, pour eux, de profiter du Dialogue politique en cours, pour réformer cette loi et la mettre en phase avec notre évolution démocratique et la diaspora qui est devenue une réalité», estime-t-il. Pour lui, il ne faut pas occulter le fait que «cette loi ne prévoit pas la dissolution des coalitions de parti alors qu’au Sénégal, ce sont maintenant les coalitions qui vont aux élections».

Moundiaye Cissé donne des exemples qui peuvent inciter des changements majeurs. «Aujourd’hui, si l’ancien Président Abdoulaye Wade envoie depuis l’étranger de l’argent au Parti démocratique sénégalais (Pds) ou que le Président Diouf en fait de même pour le Parti socialiste (Ps), est-ce qu’il faudra dissoudre ces partis ? C’est dire que le problème, c’est la loi qui doit évoluer pour prendre en compte la précision sur la nature de celui qui finance le parti ».
À son avis, c’est dans la mission régalienne de l’État de contrôler tous les flux financiers venant de l’extérieur. «Cela ne concerne pas simplement les partis politiques, mais tous les financements venant de l’étranger, que ce soient des Ong, des organisations religieuses et confessionnelles (dahiras, mosquées, églises, etc.), ou des syndicats. Ce, à cause généralement des menaces terroristes et sécuritaires

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