Aïda Mbodj, défenseur de Sonko à la Commission ad hoc : «On ne va pas leur donner le quitus, ils n’ont qu’à en tirer toutes les conséquences»

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Aïda Mbodj approuve la décision prise par Ousmane Sonko de ne pas répondre à la convocation de la Commission Ad hoc envoyée vendredi par un gendarme. Chargée de défendre le député leader de Pastef dans le cadre de la levée de son immunité parlementaire, Mme Mbodj a soutenu lors de son passage à l’émission Grand jury de la Rfm hier, que cette affaire dans laquelle Sonko est cité est un «complot». Et, pour elle, dans cette procédure, «l’Assemblée est utilisée comme faire-valoir». Après avoir déploré l’attitude des députés de la majorité, elle informe que si l’Assemblée est d’accord pour lever l’immunité de son «client», l’opposition siégeant à la Commission ad hoc «n’a qu’à prendre ses responsabilités». «Il ne faut pas compter sur les parlementaires de l’opposition pour légitimer cette mascarade. On ne va pas leur donner le quitus, ils n’ont qu’à en tirer toutes les conséquences et répondre devant l’histoire, devant l’opinion. De toute façon, ce n’est pas une première, on a toujours désacralisé l’immunité parlementaire», a dit la députée non-inscrite. Aïda Mbodj, qui est persuadée que c’est un «complot», a fait une révélation lors de cette émission. «Un des avocats de Ousmane Sonko a reçu un Sms qui avait planifié la stratégie qu’on avait élaborée contre lui. Dans le message envoyé par erreur à l’avocat de Sonko, il y est écrit : «Dsk on va le traîner dans la boue mais pas de condamnation parce que cela risque de chauffer le pays.» On a eu ce Sms qu’on envoyait à quelqu’un d’autre, on s’est trompé et on l’a envoyé à l’avocat de Sonko», a-t-elle informé.

«Sonko et moi avons plusieurs choses en commun»
Par ailleurs, Aïda Mbodj est revenue sur les raisons qui l’ont poussée à mener ce combat. A propos de Ousmane Sonko elle déclare : «Nous avons plusieurs choses en commun : d’abord, nous partageons l’espace de l’opposition parlementaire, nous avons été membres fondateurs du Front de résistance nationale, nous sommes tous les deux des députés non inscrits. Nous nous sommes inscrits dans la défense des institutions et des libertés. Or le président de la République s’est inscrit -il s’est même investi- dans la réduction de l’opposition à sa plus simple expression». En outre, la responsable politique à Bambey a fait savoir qu’en défendant le leader de Pastef, elle se défend aussi parce que «l’arbitraire de Macky Sall, c’est pour tout le monde et c’est l’opposition qui est persécutée». S’agissant du rapprochement avec le régime qu’on lui prête, Mme Mbodj a démenti ces allégations. «Je suis brimée de partout parce que je suis de l’opposition. Si on continue de me prêter des intentions de rapprochement avec le régime, c’est me faire un mauvais procès», a-t-elle assuré dans les colonnes du journal « Lequotidien »

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