Les députés de l’opposition peuvent-ils auditionner Adji Sarr ?

Mentions legales

Ousmane  Sonko doit se présenter devant la  Commission Ad Hoc mise sur pied pour la levée de son immunité parlementaire. Sur ce registre précis, les députés de l’opposition veulent aussi entendre la plaignante Adji Sarr . Est-ce que cela est prévu par le règlement intérieur ? Que devrait faire Adji Sarr à l’hémicycle ? Les consciences s’interrogent.

“Il nous faudrait avoir la possibilité d’entendre qui nous voulons. Aujourd’hui on nous a fait lire, ou nous avons écouté la requête du ministre de la Justice, celle du magistrat instructeur et celui du procureur de la République. Ils nous ont dit qu’il était question de parler de méthode de travail. Et en termes de méthode de travail, ils nous ont annoncé que le lundi, qu’il faudra qu’ils entendent Ousmane Sonko. Puisque Ousmane Sonko sera entendu, si nous voulons être réglo et avoir le sens profond de la commission ad hoc; nous devrons donc avoir la possibilité d’entendre la plaignante Adji Sarr, les témoins, les experts… », déclare Cheikh Bamba Dieye, rapporte Senego.

Le leader de Pastef est convoqué ce lundi, par ses collègues dans l’affaire du viol présumé, au salon de massage Sweet Beauty. Les députés de l’opposition n’apprécient pas l’attitude de l’assemblée nationale, jugeant la procédure illégale. Mais, pour Thèodore Monteil, les députés n’ont pas la prérogative d’écouter Adji Sarr, la masseuse plaignante contre le leader de Pastef.

Audition du député

“C’est le député Ousmane Sonko qui est visé par la lettre, nommément. Ensuite, quand le bureau de l’Assemblée nationale se réunit, il n’examine que trois choses : Est-ce que la demande est sincère, est-ce qu’elle est loyale et est-ce qu’elle est juste ? A partir de là, ils adhèrent à la demande ou pas. L’article 52 ne parle que de l’audition du député. En aucun moment, on ne parle de l’audition d’une personne“, a précisé le rapporteur de la mission d’informations parlementaires sur les inondations, sur Iradio, dans l’émission du Jury du dimanche.  « les députés de l’opposition outrepassent leurs prérogatives, en demandant l’audition de Adji Sarr et des témoins, Monteil déclare : “Ils n’ont pas le droit de les entendre. Aucun texte ne leur permet de le demander. Lors des débats le président, le rapporteur de la commission, le Gouvernement, le député ou son défenseur et un orateur contre prendront la parole.

Politique de la chaise vide

« il n’est nullement prévu au niveau des travaux de cette commission d’entendre outre le député, une autre personne. Mes collègues de l’opposition sont dans la manipulation et la calomnie, leurs gesticulations ne reposent sur aucun argument juridique. C’est pourquoi, finalement, n’ayant pas réussi depuis plus d’une semaine, à faire adhérer l’opinion dans leur jeu de manipulation, ils ont décidé de faire la politique de la chaise vide après avoir participé à la réunion de la Commission qui est en train de faire son travail conformément aux procédures légales du Parlement.. »

En tout état de cause, Moustapha Guirassy et Cheikh Bamba Dièye ont quitté la commission Ad Hoc à travers une lettre conjointe. Mais cela n’empêchera nullement à la Commission de poursuivre ses travaux jusqu’ à terme. La levée de l’immunité parlementaire de Sonko se précise de plus en plus. Les jours à venir nous édifieront davantage.

BDN

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