Lancement du programme de financement islamique au Sénégal: 47 milliards de FCFA pour procurer le bonheur aux jeunes et aux femmes

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Le financement islamique, un créneau pour la création d’emplois en Afrique particulièrement au Sénégal, est un système économique qui vise les femmes, les jeunes, les moyennes, petites et micro-entreprises et surtout celles qui sont dans le monde rural. Pour s’y investir, le Sénégal a lancé le programme de financement islamique, «Promise » pour promouvoir le développement de la microfinance. Le comité de pilotage a été présenté au Ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Zahra Iyan Thiam, ce vendredi 26 février. Occasion pour la coordonnatrice Mme Fatou Diané Gueye de s’engager pour son exécution avec 47 milliards comme ressources financières «déjà disponibles»

C’est officiel et effectif. Le programme de financement islamique des petites et moyennes entreprises est lancé. Il vise à instaurer la finance islamique au Sénégal et à contribuer au développement socio-économique du Sénégal grâce à l’inclusion financière de petits et micros entrepreneurs. Il s’agit également de créer une industrie de la microfinance islamique durable au Sénégal qui améliore les moyens de subsistance et les conditions de vie des populations, en particulier les jeunes, les femmes surtout en monde rural. 

D’après Zahra Iyan Thiam, Ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, « La finance islamique au niveau  mondial est utilisée, mais nous considérons que cela est insuffisamment utilisé en Afrique et particulièrement au Sénégal. L’objectif est de l’installer au Sénégal dans notre écosystème financier. Nous savons les principes et la valeur qui sous-tendent la microfinance islamique qui peut lutter contre la pauvreté mais contre l’exclusion des populations. Alors ce programme a pour ambition, au-delà de la création de 50.000 emplois, d’accompagner les micros, les petites entreprises à être dans un entreprenariat adapté, sous-tendu par des valeurs islamiques.» 

Le projet tel que présenté à la tutelle se veut rassurant « quant à la maîtrise de l’unité de gestion », constate encore Mme le ministre qui s’en réjouit : «nous avons l’ambition de faire en sorte que toute la population en particulier les femmes et les jeunes puissent accéder à l’entrepreneuriat via des services financiers, classiques et islamiques soit atteinte. Il faut dire que ce n’est pas parce que c’est un financement islamique que c’est destiné exclusivement aux musulmans. Il est aussi destiné aux non musulmans.» 

Système basé sur le respect des principes et des valeurs

La finance islamique est un système et non une orientation religieuse. Le système est sous-tendu certes par la Charia mais il consiste  à veiller sur le respect des principes et les valeurs. Le programme a pour cible, selon le Ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, « les femmes, les jeunes, les moyennes, petites et micro-entreprises et surtout celles qui sont dans le monde rural. Cela vient à son heure dans ce contexte de covid où le Sénégal est entré de plain pied dans la relance économique avec la disponibilité du vaccin contre le virus. Il s’agit d’accompagner les acteurs. Et il faut atteindre ces cibles partout où elles sont. » 

Mme Fatou Diané Gueye, la coordonnatrice nationale de «Promise » s’engage à réaliser cet objectif. D’autant que, affirme-t-elle, « les ressources sont disponibles. Ce premier comité de pilotage marque le démarrage effectif du programme. Nous nous engageons à nous lancer vers un financement réel des projets. Dans le cadre réglementaire, la BCEAO a fait beaucoup d’efforts. Des propositions d’aménagement du cadre pour permettre aux institutions mutualistes de proposer un produit ou des services microfinances islamiques. Du point de vue de l’encadrement, l’Unité de gestion a eu à encadrer beaucoup d’acteurs. Que ce soit le bénéficiaire, le fournisseur, les assureurs, bref tous les acteurs de l’écosystème. Je pense qu’ils sont capables de participer dans la mise en œuvre d’un produit. L’Etat a fait le nécessaire en rendant disponibles les ressources. Et le bailleur a lui aussi décaissé des sous. Donc les instruments sont réunis aujourd’hui pour délivrer un produit de microfinance islamique au Sénégal. 

Des milliards décaissés

Ces ressources sont évaluées à 47 milliards de FCFA que l’Etat du Sénégal a déjà décaissés pour le bon déroulement du projet. Le ministre d’insister sur les composantes que sont le développement du cadre réglementaire, le renforcement des capacités des bénéficiaires mais surtout la mise à la disposition des institutions de microfinance la “Moudharaba” c’est-à-dire les financements.» Voilà tout ce qui permet au comité d’aller vers l’opérationnalisation de ce projet.

Ahmeth Seck 

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