Covid-19 : Face à l’indifférence des Sénégalais: Une troisième dose est-elle la bienvenue?

Mentions legales

Le Sénégal a très tôt pris les devants pour se procurer du vaccin et protéger son peuple. Mais l’Etat et le ministère de la santé se sont heurtés à des difficultés : les préjugés qui nourrissent l’hésitation à se faire vacciner. Si la réticence face à la vaccination en général gagne du terrain, le phénomène est particulièrement patent à l’heure où une troisième dose s’annonce. Et pour cause…

La vaccination, en cette période pandémique vise une immunité globale devant permettre l’éradication du Coronavirus. Au Sénégal, elle est une priorité de santé publique pour le président de la République. Macky Sall en a même fait un sujet de débat lors du conseil des ministres de ce mercredi 13 janvier 2022. Lui rappelle d’ailleurs « la propagation exponentielle, la sévérité et la gravité de la maladie, au regard des capacités et conseils des experts de notre système sanitaire, l’ont amené à décréter l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu dans les régions les plus touchées : Dakar et Thiès.» Ainsi,  le ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr qui aujourd’hui préfére mieux la campagne électorale que celle de la vaccination est invité « à poursuivre la décentralisation effective et rapide dans les régions du Samu national. Les moyens logistiques et les ressources humaines et financières de cette structure névralgique, doivent être renforcés. Sans délai. » Il y a aussi, poursuit le Chef de l’Etat en Conseil des ministres «la nécessité d’accélérer la mise en œuvre urgente de la stratégie nationale de vaccination, dotée d’un budget conséquent. »

Une troisième dose est-elle la bienvenue ?

Dans un pays où les préjugés nourrissent les réticences, déployer des moyens pour une troisième dose pose problème. Puisque les populations n’adhèrent pas à cette politique immédiate consistant, en guise de prévention, à vacciner les citoyens. Le Sénégal n’a toujours pas atteint les 2 millions de vaccinés. Lors de la campagne pour la première dose, le président de la République avait menacé d’offrir les vaccins aux pays voisins.  Il a été critiqué certes, mais la tournure des choses lui a donné raison. 200 000 doses ont déjà été jetées à la poubelle. Parce qu’elles se sont périmées. Cela signifie tout simplement que les citoyens ne sont pas enclins à se vacciner.

Un changement de stratégie est nécessaire…

Alors face à l’indifférence des Sénégalais, le gouvernement ne devrait-il pas songer à changer de stratégie ? Laquelle voudrait que des équipes se déploient et opèrent le porte-à-porte pour vacciner les gens. Ou l’inclure dans le protocole sanitaire des hôpitaux. Puisque la vaccination est gratuite. Une manière de contourner les blocages et autres préjugés et d’améliorer le taux des vaccinés qui reste très bas.  Là, dans l’obligation de les protéger, il faut trouver les populations sur place.  En attendant, le chef de l’Etat Macky Sall insiste sur « la gravité de la situation » et a insisté sur « la mobilisation nationale quotidiennement pour sensibiliser les populations sur l’impératif de : «respecter les gestes barrières et les protocoles sanitaires ; Réguler les horaires d’ouverture et de fermeture des marchés ; Réadapter le fonctionnement des établissements de santé (hôpitaux, centres de santé etc.) ; Déployer des dispositifs préventifs et pragmatiques de prise en charge à domicile ; Surveiller une éventuelle mutation du virus et contrôler davantage les entrées au niveau de nos frontières. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *