Agro-Industrie – Réalisation de l’Agropole ouest : Plus de 11 mille emplois directs attendus

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D’un coût de plus de 54 milliards de francs Cfa, l’Agropole ouest dont les travaux ont été lancés hier, va générer un chiffre d’affaires de 17 milliards de francs, plus 11 mille emplois directs, d’après le ministre du Développement industriel et des Petites et moyennes industries (Mdipm), Moustapha Diop.

Moustapha Diop, ministre du Développement industriel et des petites et moyennes industries

Après les zones sud et centre, la zone ouest, notamment l’entente intercommunale Malicounda- Nguéniène- Sandiara, devra bientôt abriter un agropole. Les travaux de ce projet de zone de transformation agro-industrielle de l’Ouest, dénommé «Agropole ouest» dont la réalisation va durer 18 mois, ont été lancés hier. Il va s’étendre sur une superficie de  1160 hectares et va générer 11 000 emplois directs et un chiffre d’affaires de 17 milliards de francs Cfa.
«D’un coût de plus de 54 milliards de francs Cfa, l’Agropole ouest comprendra trois centres de développement et de formation agricoles, six exploitations privées individuelles de productions agricoles et animales, une zone dédiée aux éleveurs nomades et un centre agro-industriel de 15 hectares qui sera le cœur de l’agropole. Le centre agro-industriel aura des abattoirs de bovins et d’ovins, des magasins de conditionnement de légumes et fruits d’entreposage frigorifique, un laboratoire pour le contrôle qualité des produits tirés de l’agropole», a décrit le ministre du Développement industriel et des Petites et moyennes industries (Mdipm), Moustapha Diop, qui procédait hier à Mbourokh, dans la commune de Sandiara, au lancement des travaux.

Les responsables d’Agricultiva Suisse, filiale de Metris, chargés de conduire les travaux, estiment que «cet agropole va augmenter la production agricole. Il va abriter trois centres de développement et de formation agricoles, six zones agricoles destinées au secteur privé…».

Chiffre d’affaires de 17 milliards
Les projets d’agropole s’inscrivent dans le cadre de l’opérationnalisation du Plan Sénégal émergent (Pse), notamment en son pilier relatif à la transformation structurelle de l’économie et à la croissance. Ils visent essentiellement à améliorer les conditions de vie des populations, particulièrement les jeunes et les femmes. Mieux, ajoute le Mdipm, ils «promeuvent la transformation des productions agro-Sylvo-pastoral et halieutique. Les agropoles permettent de créer une économie locale par le développement d’un tissu Pme/Pmi, mais aussi de soutenir les exploitations familiales et les petits producteurs. En plus d’être un vecteur d’investissement privé et de création d’emplois décents pour les jeunes et les femmes, les agropoles sont un véritable instrument d’aménagement et d’équité territoriale permettant aux collectivités territoriales de bénéficier de nombreuses infrastructures et des services essentiels tels que les voies de communication de réseaux d’électricité, d’eau, d’assainissement des postes de santé, des magasins de conservation, de connectivité à l’internet». Ainsi estime le maire de Sandiara, l’Agropole de l’Ouest va contribuer de manière significative au programme Xëyu ndaw ñi. «Ce projet constitue ainsi une réponse efficace à l’émigration clandestine et à l’exode rural en ce sens qu’il va fixer les jeunes dans leur terroir tout en leur offrant un emploi salarié décent et une opportunité d’investissement afin de pouvoir subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Avec l’Agropole ouest, progressivement, notre pays se donne les moyens de réaliser sa sécurité nutritionnelle, gage d’une souveraineté alimentaire», soutient Dr Serigne Guèye Diop.

A ce propos, rappelle le maire de Malicounda, «l’agriculture sénégalaise connaît un certain nombre de contraintes, liées à un défaut de mécanisation et une trop grande dépendance aux aléas climatiques. La territorialisation des politiques publiques pose en préalable, la nécessité d’une articulation ingénieuse et efficace entre le Pse et l’Acte 3 de la décentralisation. Autrement dit, les collectivités territoriales doivent explorer toutes les opportunités de coopération offertes par le Code général des collectivités locales pour trouver des ressources additionnelles et prendre en charge des questions d’intérêt commun». Et pour Maguette Sène, l’entente intercommunale Malicounda-Nguéniène-Sandira, la première zone de développement intercommunale, répond à cette nécessité de mutualiser les ressources des trois communes en vue d’impulser le développement local. En portant le projet de l’Agropole de l’Ouest, l’entente intercommunale Mns va ainsi permettre la prise en charge de préoccupations communes aux trois municipalités liées notamment à la problématique de l’employabilité des jeunes et des femmes.
abciss@lequotidien.sn

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