Le Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR, opposition) a déclaré, mercredi, ”ne pas se sentir concerné” par le format resserré choisi par le président de la République à la place de celui des dernières éditions des Journées du dialogue national, estimant que cette démarche ”manque de transparence et d’inclusivité”.
Le FDR, une plateforme regroupant plusieurs partis et mouvements de l’opposition considère que ”l’initiative de consultations engagées par le Chef de l’État, en remplacement de la Journée nationale du dialogue institutionnalisée, ne le convainc pas”, indique un communiqué de la Conférence des leaders du FDR, reçu à l’APS mercredi dans la soirée, à quelques heures du démarrage des consultations qui s’ouvrent ce jeudi.
Cette démarche présidentielle, selon le FDR, ”souffre d’un déficit de transparence et d’inclusivité”, ajoutant qu’en conséquence, ”il ne se considère pas concerné par cette initiative”.
Ces membres de l’opposition regrettent le fait que ”ni l’ordre du jour, ni les modalités des échanges [du dialogue] n’ont été clairement définis et portés à la connaissance des acteurs concernés”.
Le président Bassirou Diomaye Faye a réitéré, en Conseil des ministres, ce mercredi, que cette consultation ”directe et resserrée” des forces vives de la Nation est dictée par le contexte de la fête de l’Eid el-kébir ou Tabaski.
Le chef de l’Etat a annoncé qu’il recevra ce jeudi les anciens premiers ministres et anciens ministres, notamment ceux qui avaient en charge les finances et la sécurité intérieure.






