Au Sénégal, Mame Diarra Thiam, plus connue sous le pseudonyme de «Diodio Glow Skin», a été placée en garde à vue, jeudi 22 octobre, à la Division spéciale de cybersécurité (DSC). La patronne de d’une marque de cosmétiques est soupçonnée d’avoir financé des influenceurs pour s’en prendre publiquement à ses détracteurs. Au cours du journal de 12h de la RFM, ce vendredi, Me Aboubacry Barro a trouvé «assez inexplicable et injuste» l’arrestation de sa cliente, qui vient de subir une césarienne.
«Je trouve son arrestation quand même assez inexplicable, pour ne pas dire injuste car elle a été arrêtée depuis hier (jeudi) vers 10h. Jusqu’à 23h, elle a piqué une crise effrayante. Vers 1h du matin, elle a été envoyée à l’hôpital principal pour des soins», a dit l’avocat. Il a par ailleurs soutenu que l’époux de l’accusée est «aujourd’hui dans le désarroi le plus total», après que celui-ci a indiqué que Diodio Glow Skin «vient de subir une césarienne».
Origine de cette affaire
Parmi les noms cités dans cette affaire figurent Tata Nafi Cannes, le créateur de contenus nommé Adamo et l’influenceuse Rox. Cette dernière aurait reçu de Diodio Glow Skin une somme de sept (7) millions de FCfa, dont une partie aurait été destinée au créateur de contenus Adamo.
En percevant la somme, leur rôle présumé aurait consisté à répondre aux critiques de Tata Nafi Cannes, une créatrice de contenus installée dans la ville française de Cannes, et qui avait consacré un direct de plus d’une heure à la patronne de l’entreprise de cosmétiques, à la suite d’une affaire judiciaire impliquant sept de ses employés en avril 2026.
Si Me Aboubacry Barro admet que sa cliente a donné de l’argent aux influenceurs en cause, il rejette néanmoins les allégations selon lesquelles cette somme aurait été destinée à s’attaquer à Tata Nafi Cannes. «Fort heureusement, (ma cliente) a nié et ses dénégations ont été confirmées par la dame (Rox) qui a dit ceci : “l’argent que j’ai reçu était destiné à des personnes atteintes de cancer”. Diodio Glow Skin est dans le social, c’est une sorte de Mère Teresa à la sénégalaise», a conclu l’avocat.



