Le professeur Arona Coumba Ndoffène Diouf, membre fondateur du parti présidentiel Kiiraay- Les Patriotes Républicains, est accusé par le bureau politique national de Pastef- Les Patriotes, d’avoir appelé à l’élimination physique d’Ousmane Sonko, leader de la majorité parlementaire.
Dans un communiqué, le mis en cause affirme qu’il «dément formellement cette accusation», avant de «rétablir le sens exact de (ses) déclarations, qui s’inscrivent pleinement dans (ses) convictions» démocratiques.
«Lorsque j’ai affirmé qu’il fallait “arrêter” Ousmane Sonko, je faisais exclusivement référence à la nécessité de faire obstacle, par les voies politiques et démocratiques, aux initiatives que je considère comme des facteurs de blocage de l’action publique», écrit-il. Il précise aussi qu’il «visait notamment la mobilisation citoyenne et la compétition électorale, à l’occasion des prochaines échéances législatives et municipales», ajoutant que ses propos s’adressaient à ses camarades de parti et ne «comportaient aucun appel à la violence».
Il soutient que «cette démarche politique, ouverte et pacifique, ne saurait être assimilée à une quelconque entreprise de déstabilisation ou à un projet criminel» et que «l’interprétation retenue dans le communiqué du Bureau politique national de Pastef dénature donc profondément le sens» des paroles tenues.
Pour rappel, à l’origine de cette polémique, le Pr Arona Ndoffène Diouf a tenu des propos sur une chaine de télévision, citant nommément l’actuel président de l’Assemblée nationale, aujourd’hui en «désaccord profond» avec son ex-allié, le chef d’Etat Diomaye Faye. «C’est à nous de prendre nos responsabilités. On doit piéger Ousmane Sonko. Il est temps de l’arrêter. C’est le message à véhiculer», avait dit le Pr Arona Ndoffène Diouf.






