Accueil / Société / Wakhinane Nimzatt: le lutteur Bébé Diène et l’adjoint au maire placés en garde à vue pour «falsification de documents»

Wakhinane Nimzatt: le lutteur Bébé Diène et l’adjoint au maire placés en garde à vue pour «falsification de documents»

Dans la banlieue de Dakar, le lutteur « Mamadou Thiam » alias Bébé Diène est au cœur d’un vaste scandale de falsification présumée de documents administratifs à Wakhinane Nimzatt. D’après les révélations du quotidien Libération (édition du mercredi), il est accusé d’avoir obtenu frauduleusement la nationalité sénégalaise grâce à un réseau impliquant un officier d’état civil en l’occurrence Hamady Diallo dit Nini Diallo et Boubacar Thiam, son présumé père. Les principaux suspects devraient être déférés devant le parquet, ce mercredi 6 mai 2026, devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye.

 

Tout est parti d’un simple doute car lors d’un face à face avec son adversaire, ce dernier aurait reproché à Bébé Diène de ne pas être un Sénégalais mais plutôt un Guinéen. Mais très vite, les investigations menées par la Direction de l’automatisation des fichiers (DAF), ont révélé une déclaration de naissance enregistrée sous un numéro déjà attribué à un tiers, à l’état civil de Wakhinane Nimzatt. Une découverte jugée « extrêmement grave » par les enquêteurs.

 

Une descente sur les lieux de l’état civil de Wakhinane Nimzatt a permis aux enquêteurs de constater des irrégularités : pages manquantes, absence de signatures officielles, numérotation incohérente. Ce qui a conduit à l’identification d’au moins huit présumés faussaires, tandis qu’une vingtaine de bénéficiaires sont dans le viseur des autorités.

 

Face aux enquêteurs, le lutteur « Mamadou Thiam » est passé aux aveux. Derrière son identité connue se cacherait en réalité Amadou Cheikhou Diallo, un ressortissant guinéen. Il aurait reconnu avoir obtenu frauduleusement un acte de naissance sénégalais, en se faisant passer pour le fils de Boubacar Thiam. Une manœuvre qui lui a permis d’avoir plusieurs pièces officielles notamment une carte d’identité, un passeport et une licence de lutte.

 

Le père supposé du lutteur aurait lui-même admis avoir participé à la supercherie. Ensemble, ils auraient orchestré la fabrication de faux documents en série, au profit de nombreux demandeurs.

 

Mais, les investigations ont rapidement révélé l’existence d’un réseau structuré impliquant un plusieurs complices. La majorité des personnes impliquées seraient de nationalité étrangère, principalement guinéenne, ayant obtenu illégalement des documents sénégalais. Une fraude aux conséquences potentiellement lourdes pour la sécurité et la crédibilité de l’administration publique.

 

L’enquête se poursuit pour situer les responsabilités et démanteler ce réseau.

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *