L’Assemblée nationale serre la vis contre l’absentéisme. Ce vendredi, les députés ont adopté à une large majorité la proposition de loi n°10/2026 modifiant l’article 118 du règlement intérieur relatif au régime des absences.
Porté par Mohamed Ayib Salim Daffé et Aïssata Tall, le texte vise à renforcer la discipline parlementaire et restaurer la crédibilité de l’hémicycle.
Un vote massif
Sur 165 députés inscrits, 132 ont pris part au scrutin, dont 28 par procuration. Résultat : 127 voix pour, dont 28 procurations, 3 contre. Soit 96,21 % de votes favorables contre 2,27 % de votes défavorables.
Ce qui change
La réforme introduit un dispositif complet : constatation systématique des absences, sanctions graduées, encadrement strict des excuses légitimes et procédure contradictoire avant toute sanction.
Mesure phare, et la plus débattue : la « démission d’office » en cas d’absences répétées et injustifiées. Un point qui a provoqué de vifs échanges en plénière, entre défenseurs de l’exemplarité et élus craignant une atteinte au mandat populaire.
Pour les porteurs du texte, l’objectif est clair : un député rémunéré par l’argent public doit siéger. La réforme ne créerait pas un mécanisme nouveau, mais clarifierait un dispositif déjà inscrit dans le règlement intérieur.
Le texte doit maintenant être transmis au président de la République pour promulgation. Avec l’adoption de cette loi, l’Assemblée affiche sa volonté de « rupture » et de « redevabilité », tout en ouvrant un débat juridique qui pourrait se poursuivre devant le Conseil constitutionnel.





