Me Abdoulaye Tine, récemment nommé ministre-conseiller et porte-parole de la Présidence du Sénégal, a dévoilé ses ambitions pour moderniser la parole officielle.
Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur, ce mardi, il justifie l’absence du Chef de l’État au meeting de Mbour par un « devoir d’État » au sommet Africa Forward de Nairobi, rappelant qu’«un Président ne sacrifie pas des négociations stratégiques pour un meeting, même si important soit-il ».
L’avocat de formation entend rompre aussi avec les pratiques passées en instaurant une dynamique fondée sur la rigueur universitaire et la défense des faits, affirmant mettre sa légitimité au service d’une «seule chose : la vérité et la transparence».
Pour concrétiser cette vision, le nouveau porte-parole prévoit une série de réformes structurelles, notamment l’instauration de points de presse hebdomadaires et de briefings thématiques avec les ministres.
Me Tine souhaite également faciliter un « accès amplifié aux documents publics » via un portail numérique dédié et envisage, sous l’égide d’une commission indépendante, une accréditation des journalistes au Palais basée sur des critères strictement déontologiques.
Face à la prolifération de la désinformation, il prône un discours réactif et documenté, assurant que la coalition se projette désormais vers les réformes de fond pour une « stabilité retrouvée ».





