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Harcèlement, recrutements présumés et partouzes : ce que révèlent les auditions dans le dossier de Linguère impliquant Ndiaga Seck

Le dossier de Linguère prend une ampleur spectaculaire. Ce qui n’était au départ qu’une série de plaintes pour harcèlement sexuel s’est progressivement transformé en une affaire tentaculaire aux ramifications multiples, impliquant désormais des dizaines de personnes à travers plusieurs localités du Sénégal. Selon le quotidien Libération, 23 personnes ont déjà été placées sous mandat de dépôt dans cette affaire marquée par des aveux en chaîne et des révélations troublantes.

 

D’après les informations rapportées par le journal, l’enquête est partie de trois plaintes pour harcèlement avant de conduire les policiers vers ce qui est présenté comme un réseau structuré opérant notamment à travers les réseaux sociaux et des groupes de discussion privés.

 

Au cœur du dossier figure Mame Abdou Lecore, alias « Baye Tama », présenté comme l’un des premiers interpellés. L’affaire aurait éclaté lorsqu’un jeune homme aurait confié à son employeur qu’il faisait l’objet de harcèlement sexuel présumé. Malgré les remontrances adressées au mis en cause, ce dernier aurait continué ses agissements, poussant finalement la victime à saisir les autorités compétentes.

 

Toujours selon Libération, plusieurs autres dénonciations similaires ont suivi, entraînant une vaste opération policière. Les enquêteurs ont alors procédé à une première vague d’arrestations visant une série de personnes issues de profils sociaux variés : commerçants, enseignants, étudiants, agents de sécurité, chauffeurs, boulangers ou encore artisans.

 

Le quotidien explique que la particularité de cette affaire réside dans les aveux détaillés de plusieurs mis en cause. Ces déclarations auraient permis aux enquêteurs d’identifier progressivement d’autres personnes soupçonnées d’appartenir au réseau présumé.

 

Parmi les éléments les plus sensibles du dossier figurent des accusations faisant état d’échanges de partenaires via des groupes WhatsApp ainsi que l’organisation présumée de rencontres sexuelles collectives dans plusieurs localités du pays.

 

L’un des suspects, Amadou Guèye alias « Ligui », cité dans l’enquête, aurait reconnu certains faits lors de son audition. Il aurait notamment admis avoir servi d’intermédiaire entre différentes personnes pour des rencontres intimes. Des examens médicaux réalisés dans le cadre de la procédure auraient également révélé que certains mis en cause sont porteurs du VIH/Sida, un aspect qui a davantage renforcé la gravité perçue du dossier.

 

Au fil des investigations, les policiers ont remonté plusieurs pistes grâce aux téléphones saisis, aux échanges numériques et aux témoignages recueillis. L’enquête a également conduit à l’interpellation de Ndiaga Seck, présenté comme la 23e personne arrêtée dans ce dossier. Son nom aurait été cité par plusieurs suspects déjà entendus.

 

Selon les révélations rapportées par Libération, au moins une trentaine de personnes identifiées seraient désormais dans le viseur des enquêteurs, laissant présager de nouvelles arrestations dans les prochains jours.

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