Le Commissariat d’arrondissement de Guinaw Rail a démantelé un présumé réseau spécialisé dans le vol de motocyclettes et le recel de pièces détachées. L’opération, menée le 31 mai 2026, a abouti à l’interpellation de six individus poursuivis pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit, recel et complicité.
L’affaire a été déclenchée à la suite d’une plainte déposée par un usager qui venait de constater le vol de ses deux motocyclettes de type Honda SH. Les faits se sont produits aux environs de 5 heures du matin. Quelques heures plus tard, la victime a été informée de la présence de l’un de ses engins à la station de lavage « Enda ».
Sur les lieux, elle a surpris un jeune homme, défavorablement connu des services de police, en possession de la motocyclette. Interrogé sur l’origine du véhicule, celui-ci a déclaré l’avoir acheté auprès d’un tiers contre paiement.
Exploitant rapidement cette information, les policiers sont parvenus à localiser et à interpeller le présumé vendeur. Lors de son audition, ce dernier a reconnu son implication dans un réseau organisé spécialisé dans le vol de deux-roues dans la zone de Guinaw Rail. Il a également cité plusieurs complices présumés participant aux activités du groupe.
Les investigations se sont poursuivies avec l’appui du principal suspect, qui a conduit les enquêteurs vers différents lieux servant au stockage et au recel des motos volées. Les perquisitions effectuées dans les domiciles de certains membres du réseau ont permis la saisie d’un moteur de scooter Piaggio Beverly déclaré volé, de la carcasse du même type d’engin ainsi que de trois motocyclettes de provenance douteuse, dont deux Honda et une Beverly dont le moteur avait été démonté.
L’enquête a également révélé l’existence d’un système destiné à dissimuler l’origine des véhicules volés. Selon les aveux du principal mis en cause, plusieurs accessoires et carénages avaient été remis à un peintre automobile chargé de modifier la couleur des motos afin de les rendre méconnaissables et d’échapper aux contrôles. Les travaux étaient réalisés au domicile de l’un des membres du réseau.
Entendus sur procès-verbal, les six suspects ont reconnu, à des degrés divers, leur participation aux faits qui leur sont reprochés. Malgré les tentatives de certains de minimiser leur implication, les éléments recueillis par les enquêteurs ont conduit à leur placement en garde à vue. La procédure judiciaire est actuellement en cours de finalisation.






