Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a défendu le projet de révision de la Constitution lors de son examen en séance plénière, appelant les députés à se prononcer sur le fond du texte plutôt qu’à travers le prisme des clivages politiques.
Selon lui, la réforme ne doit être analysée qu’à l’aune de son contenu. Il a rappelé que le recours à la voie parlementaire pour réviser la Constitution est une pratique conforme à la tradition institutionnelle du Sénégal, soulignant que la majorité des révisions constitutionnelles intervenues depuis l’indépendance ont été adoptées par l’Assemblée nationale.
Le premier vice-président a également insisté sur le fait que le texte est le fruit d’un long processus de réflexion, nourri notamment par les Assises nationales, la Commission nationale de réforme des institutions, les Assises de la justice, le Dialogue national, les observations du Conseil constitutionnel et les contributions des parlementaires.
Répondant aux critiques selon lesquelles certaines dispositions seraient motivées par des considérations politiques ou personnelles, El Malick Ndiaye a rappelé un principe fondamental du droit constitutionnel : « Une Constitution est par nature générale, abstraite et impersonnelle. Elle ne s’écrit jamais pour un homme, contre un homme ou pour répondre à une circonstance particulière. Elle s’applique à tous, aujourd’hui comme demain. »
Il a par ailleurs soutenu que la réforme ne retire aucun droit aux citoyens et qu’elle vise, selon lui, à renforcer la transparence, consolider les pouvoirs de contrôle du Parlement, moderniser la justice constitutionnelle et améliorer l’équilibre des institutions.
Enfin, El Malick Ndiaye a rappelé que, conformément à la Constitution, le président de la République pourra, après l’adoption du texte par l’Assemblée nationale, soit le promulguer s’il obtient la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés, soit le soumettre à référendum.





