Rendre le corridor Dakar–Bissau plus fluide et plus compétitif, c’est le défi que s’est fixé le Conseil d’administration du Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec). Il a réuni, hier, jeudi 17 septembre, à Saly, des acteurs de l’écosystème pour réfléchir sur les voies et moyens d’y arriver.
MBOUR- Quelle mutualisation des synergies pour une parfaite compétitivité du Corridor Dakar–Bissau ? » C’est autour de cette problématique que le Conseil d’administration du Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) a réuni, hier, jeudi 17 septembre, à Saly, les différents acteurs intervenant sur cette voie d’échanges entre le Sénégal et la Guinée-Bissau. Partenaires techniques et sociaux, organisations de transporteurs, transitaires, acteurs portuaires, services des douanes et des Forces de défense et de sécurité (Fds) ont pris part à cette rencontre.
L’objectif est de dégager des pistes permettant de faciliter les opérations d’importation et d’exportation et de mieux coordonner les différents corridors terrestres, fluviaux et maritimes. Pour le Président du Conseil d’administration (Pca) du Cosec, Serigne Sohibou Guèye, l’objectif est de « rendre [les] corridors plus fluides ». Cette ambition s’inscrit également dans les nouvelles missions confiées au Cosec en matière de gestion et de coordination des corridors. Mais, a souligné le Pca, la tâche reste complexe dans un environnement marqué par une forte concurrence entre les pays de la sous-région pour capter les flux commerciaux. « Dans le domaine de la gestion des corridors, nous entrons en compétition avec d’autres pays qui développent également des corridors et ont les mêmes visées sur les opportunités qu’offrent les pays de l’intérieur », a-t-il fait remarquer.
Parmi les difficultés identifiées figurent les lenteurs administratives, certains textes réglementaires, les contrôles jugés intempestifs, mais aussi l’état des infrastructures routières et les questions sécuritaires. Sur ce dernier point, le regroupement des forces de contrôle au niveau de postes juxtaposés est présenté comme une piste pour réduire les arrêts successifs des camions. « Il faut que les camions ne s’arrêtent pas tous les cinq kilomètres pour répondre aux exigences de contrôle sécuritaire », a-t-il suggéré.
À propos de la charge à l’essieu, le Cosec a commandité une étude auprès d’un cabinet d’experts afin de faire le point sur les difficultés liées à son application. Selon Serigne Sohibou Guèye, cette question nécessite une concertation entre les différents acteurs. « Le contrôle de la charge à l’essieu n’a rien à voir avec le poids public », a-t-il rappelé, soulignant l’impact que peuvent avoir le mauvais état des routes et l’arrimage des marchandises sur la répartition des charges entre les essieux.
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