Une trentaine d’agents issus de plusieurs ministères, collectivités territoriales et organisations de la société civile sont réunis depuis lundi à Thiès dans le cadre d’une formation de trois jours consacrée à l’intégration du genre et de la nutrition dans la prochaine Contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0) du Sénégal.
Cette session intervient alors que le Sénégal poursuit le processus de finalisation de sa nouvelle contribution climatique. Les CDN constituent les engagements pris par les États dans le cadre de l’Accord de Paris pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et renforcer leur capacité d’adaptation aux effets du changement climatique.
La CDN 3.0 doit notamment définir les actions climatiques que le Sénégal entend mettre en œuvre jusqu’en 2035. Elle intervient après la CDN 2.0 déposée par le pays en 2020, conformément au principe de révision quinquennale prévu par l’Accord de Paris.
Le processus est piloté par la Direction du changement climatique, de la Transition écologique et du Financement vert (DCCTEFV). Plusieurs points focaux genre et changement climatique prennent part aux travaux, notamment ceux des ministères en charge de l’Environnement, de l’Agriculture, de l’Élevage, de la Pêche, de l’Hydraulique, de la Santé et de l’Action sociale, de la Femme et de la Famille, de la Protection de l’enfance et de l’Emploi.
Des représentants de collectivités territoriales impliquées dans la mise en œuvre locale de la CDN 3.0, ainsi que des organisations de la société civile et des organisations de femmes actives dans les domaines du climat, de l’agriculture et de la nutrition, participent également à la formation.
La vulnérabilité des femmes au cœur des échanges
Cette rencontre vise à renforcer les capacités des acteurs afin que les questions de genre et de nutrition soient mieux intégrées dans les politiques climatiques nationales.
Selon Dibor Sarr Faye, représentante du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, les États parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques sont appelés tous les cinq ans à soumettre leur contribution déterminée au niveau national.
Elle rappelle que le Sénégal, après avoir déposé sa CDN 2.0 en 2020, s’est engagé dans la finalisation de sa CDN 3.0.
Une attention particulière est accordée à la question du genre. Le Sénégal considère en effet que cette dimension constitue un élément fondamental dans la lutte contre les changements climatiques, en raison de la vulnérabilité différenciée des hommes et des femmes face aux impacts climatiques.
L’objectif est donc d’identifier ces vulnérabilités et d’en tenir compte dans les différentes options d’adaptation retenues par le pays. À travers cette approche, les acteurs souhaitent faire de la CDN 3.0 un cadre climatique davantage inclusif, prenant en compte les réalités sociales, économiques et nutritionnelles des populations les plus exposées aux effets du changement climatique.
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