Soutenu par des partenaires internationaux, le Sénégal ambitionne de garantir l’accès universel à une énergie fiable, abordable et respectueuse de l’environnement. Le projet de Transition énergétique juste (JETP), doté d’un financement annoncé de 1 640 milliards de FCFA, vise notamment à porter la part des énergies renouvelables à 40 % de la capacité électrique installée d’ici à 2030.
L’accès universel à l’électricité reste un défi majeur pour le Sénégal. Pour le relever, l’État mise sur le Partenariat pour une transition énergétique juste (JETP), soutenu notamment par la France, l’Allemagne, l’Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada.
Lors d’un Comité régional de développement (CRD), présidé hier par l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Mamadou Habib Kamara, les acteurs territoriaux ont été informés des grandes orientations de ce programme. « Le Sénégal a pris l’initiative d’électrifier toutes les localités du pays avec une énergie durable et à moindre coût », a déclaré Sidy Bouya Ndiaye, directeur des projets et programmes à l’Agence nationale des énergies renouvelables.
Le JETP ambitionne de consolider un système énergétique sobre en carbone, résilient et durable, tout en favorisant l’accès de tous à l’électricité. « Plus de 16 % de la population n’a pas accès à l’électricité », a rappelé M. Ndiaye.
Dans la zone centre, le déploiement de systèmes solaires est envisagé pour renforcer l’électrification. Dans les îles du Saloum, des lampadaires ont déjà été installés et d’autres initiatives, dont des chambres froides, sont annoncées. Les partenaires internationaux et les banques multilatérales de développement prévoient de mobiliser 1 640 milliards de FCFA sur une période initiale de trois à cinq ans.
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