Les créanciers obligataires du Sénégal affichent leurs lignes rouges dans les négociations sur le réaménagement de la dette publique. Citant Reuters, Les Échos rapporte que le groupe représentant les détenteurs d’obligations souveraines internationales a recruté le cabinet Alvarez & Marsal comme conseiller financier.
Représentés sur le plan juridique par le cabinet White & Case, ces créanciers détiennent des obligations d’une valeur nominale de 2,2 milliards de dollars (environ 1 320 milliards de francs CFA), sur un encours total de 5,2 milliards de dollars (environ 3 120 milliards de francs CFA).
La ligne rouge du « haircut »
Dans une lettre adressée au gouvernement une dizaine de jours auparavant, les obligataires mettent en garde contre une éventuelle réduction du principal de la dette, appelée haircut. Ils préviennent sans équivoque que « toute demande de réduction du principal pourrait retarder les négociations ».
Cette mise en garde pourrait compliquer l’objectif des autorités sénégalaises, qui souhaitent conclure des accords avec les créanciers officiels et les détenteurs d’obligations d’ici décembre.
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