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Rejet de la LFR : une conséquence à 1115 milliards F CFA

« Priez, l’heure est grave », lance L’Observateur à sa Une du jour. Le journal du Groupe futurs médias (Gfm) alerte ainsi sur les conséquences du rejet, ce mardi 3 novembre, de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026 par la majorité parlementaire de Pastef.

 

Au cœur du désaccord, rappelle la même source, les députés de la majorité contestent la « sincérité des chiffres du gouvernement », notamment le déficit budgétaire annoncé à 7,6 % du PIB et la soutenabilité de la dette.

 

Cette controverse, souligne le quotidien d’information , met en sursis l’accord avec le Fonds monétaire international (FMI) et laisse en suspens 1 115,7 milliards de francs CFA de crédits de paiement, faisant planer le risque de retards sur des dizaines de projets publics.

 

Infrastructures

 

303,6 milliards de crédits sont concernés. Parmi les projets susceptibles d’être retardés figurent le désenclavement des zones de production agricole (PCZA), les autoroutes Dakar-Tivaouane-Saint-Louis et Mbour-Fatick-Kaolack, la réhabilitation de routes nationales ainsi que la construction du pont de Rosso.

 

Eau et assainissement

 

Le drainage des eaux pluviales à Touba constitue l’un des dossiers les plus préoccupants. Évalué à 97,35 milliards en autorisations d’engagement, le projet ne dispose d’aucun crédit de paiement pour 2026, tandis que son bailleur de fonds reste « non identifié ». Le PISEA, la dépollution de la baie de Hann et l’usine de dessalement financée par la JICA figurent également parmi les projets menacés.

 

Santé et protection sociale

 

La reconstruction de l’hôpital Aristide Le Dantec, la réhabilitation de l’hôpital régional de Thiès, les programmes d’autonomisation des femmes et de protection sociale adaptative (PAPSA) sont aussi concernés. À cela s’ajoutent les Bourses de sécurité familiale et la dette intérieure due aux entreprises du BTP, dont le règlement reste en attente.

 

Énergie

 

Le secteur affiche un décalage important entre les besoins et les ressources disponibles, avec 25,8 milliards en crédits de paiement contre 126,5 milliards en autorisations d’engagement. Le Fonds vert climat BOAD/ASER et le programme d’électrification de 700 localités (PUELEC 1) pourraient notamment en subir les conséquences.

 

Urbanisme

 

Le Programme de développement économique de la Casamance (PDEC), les travaux d’assainissement de Diamniadio et les opérations de lutte contre les inondations à Pikine figurent également sur la liste des projets exposés à des retards.

 

Au-delà du désaccord politique, conclut le titre de Gfm, ce sont les entreprises, les travailleurs et les populations qui risquent d’en subir les conséquences. En attendant un compromis entre l’Assemblée nationale et le gouvernement, « ces milliards restent sur le papier, les chantiers aussi

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