Ligue des Champions : l’Espagne se déchire sur le cas Ronald Araújo !

Ligue des Champions : l’Espagne se déchire sur le cas Ronald Araújo !

L’expulsion de Ronald Araújo a absolument tout changé dans le quart de finale retour entre le FC Barcelone et le PSG. Si les Parisiens sont parvenus à renverser les Blaugrana à Montjuïc, la décision de l’arbitre de la rencontre continue de faire couler de l’encre de l’autre côté Pyrénées.
Vaincu à l’aller au Parc des Princes, le Paris Saint-Germain est venu à bout du FC Barcelone en quart de finale retour sur la pelouse du stade olympique Lluís Companys (1-4) grâce à des buts d’Ousmane Dembélé et de Vitinha, ainsi qu’un doublé de Kylian Mbappé. Mais au-delà de la performance collective et des prestations individuelles, ce duel qui sentait bon la poudre a également été marqué par de nombreuses décisions de l’arbitre du match, le Roumain István Kovács qui a expulsé le défenseur central uruguayen, Ronald Araújo, dès la 30ème minute pour une grosse faute sur Bradley Barcola, lancé en profondeur et qui partait en face-à-face. Dernier défenseur sur l’action, l’ancien joueur de Rentistas a écopé d’un carton rouge logique. Du moins, Monsieur Kovács n’a pas hésité.

« Le travail de toute une saison se termine ici à cause d’une décision arbitrale. J’aurais aimé jouer contre Luis Enrique et le PSG à 11 contre 11 tout le match. J‘ai dit à l’arbitre que c’était un désastre, qu’il n’avait pas compris le jeu. On doit le dire, on ne peut pas se taire », avait lancé l’ancien milieu de terrain et entraîneur du Barça Xavi. Un débat qui a rapidement pris la majorité des colonnes espagnoles entre hier soir et ce matin. Et une chose est sûre : très peu de personnes semblent s’accorder sur la décision de l’arbitre, Monsieur István Kovács. D’ailleurs, même les anciens collègues du Roumain peinent à défendre cette décision, comme l’Espagnol, Eduardo Iturralde González : «ce n’est pas une faute. Le PSG se jette, Barcola se jette. La VAR n’intervient même pas parce qu’à partir de ce moment, ils considèrent la décision comme bonne et valident ainsi le choix de Kovacs. C’est un fait de jeu où Araújo met sa main sur l’épaule de l’attaquant parisien dans la dispute pour le ballon, et il se laisse tomber tout seul. Pour moi, il n’y a aucune faute, ça c’est une certitude. Mais si l’arbitre a constaté une faute et la siffle, le rouge est alors incontestable. »

Personne n’est d’accord !
Au lendemain de la défaite, la presse espagnole n’est pas tendre en analysant cette action. Le journal espagnol AS semble plutôt accuser le défenseur uruguayen : «Une grossière erreur d’Araújo au moment de la sortie du ballon, l’Uruguayen a tenté de stopper la course de Barcola, ce qui lui a valu un carton rouge. Une heure de jeu et un joueur de moins à Barcelone à cause de la maladresse du défenseur central», est-il écrit sur le site. Même son de cloche chez Marca : «c’est sans aucun doute l’action la plus controversée. Barcola s’est faufilé, a remporté la course contre Araújo et le joueur du Barça a déstabilisé le Parisien alors qu’il partait déjà affronter Ter Stegen. De plus, ce fait de jeu est né d’une erreur du défenseur central. L’arbitre l’a bien vu et le VAR n’allait pas dire le contraire car le contact existe», défendant également la décision de siffler pénalty sur Ousmane Dembélé. La presse catalane, proche du FC Barcelone, a sans surprise tapé du poing sur la table à commencer par le Mundo Deportivo : «Araujo a attaqué Barcola, qui est tombé théâtralement à l’entrée de la surface et a réussi à faire expulser par l’arbitre roumain le courageux défenseur central uruguayen qui, bien que le carton rouge ait été très sévère, a mal évalué sa charge contre Barcola».

Plus diplomate, le gardien allemand Marc-André ter Stegen n’a pas voulu remettre la faute sur l’arbitre de la rencontre. «L’expulsion conditionne le match. Ça nous laisse à dix. Le PSG a beaucoup de qualité en attaque et dans l’équipe en général. On a quand même été dangereux, malheureusement on n’a pas réussi à marquer. Après, c’est compliqué, ils ont mis des buts qui font mal, surtout celui de Dembélé car on arrive à la pause avec une sensation défavorable. A dix, c’est plus dur de jouer à armes égales mais on a tenté de le faire. Je l’ai dit, je ne pense pas que l’arbitre a joué un rôle dans notre défaite, ce n’est pas arrivé au meilleur moment mais je ne peux pas dire qu’il a raté son match. Il doit prendre des décisions et il l’a fait en son âme et conscience», a expliqué le portier de Mannschaft. Son compatriote du milieu, İlkay Gündoğan, n’a pas réellement opté pour la même sortie médiatique mardi soir, critiquant ouvertement son coéquipier Ronald Araújo : «c’est difficile à dire mais dans ces moments cruciaux, il faut être bien sûr, si vous allez stopper le ballon, je ne sais pas s’il touche le ballon ou pas mais je préfère encaisser un but ou même le laisser jouer le un un contre un. Donne à notre gardien la possibilité de l’arrêter». Faute ou pas faute, carton rouge ou carton jaune, les débats font rage mais comme l’a écrit le journal catalan Sport, «ce rouge a marqué le début de la fin» pour le Barça…

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Petit Ba

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